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La caféine peut-elle être classée dans les substances à risques potentiels ou plutôt dans la catégorie des substances bénéfiques ?

 

Introduction:

Aujourd’hui, le café est connu dans le monde entier mais personne ne connait réellement quels sont les effets du café sur l’organisme. La caféine est le seul composant du café à produire un effet sensible diversement ressenti selon la variété du café, le mode de préparation et la tolérance de chacun.

Nous allons d’abord voir les phénotypes d’un individu ayant ingérer de la caféine puis nous allons nous poser la question pour savoir quel sont les réels effets de la cafeine sur l’organisme .

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Définition:

 

La caféine – C8H10N4O2- est un alcaloïde de la famille des méthylxanthine qui comprend également la théophylline et la théobromine. Dans sa forme pure, elle consiste en une poudre blanche d’un goût extrêmement amer.

Une tasse normale de café contient de 100 à 200 mg de caféine. Une dose de 30 à 40 g d’expresso , quant à elle, en contient environ 100 mg. Des pilules stimulantes peuvent en contenir jusqu’à 200 mg chacune.

 


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Pharmacocinétique:

La caféine est très rapidement et intégralement absorbée par le tube digestif, et parvient au cerveau dès la 5ème minute suivant l’ingestion. Elle est assimilée à 75% après un quart d’heure et le pic plasmatique est atteint au bout d’une heure. Sa demi-vie est de 4 à 6 heures.

La caféine diffuse rapidement dans le milieu extra-vasculaire. Elle n’est que faiblement liée aux protéines circulantes du plasma (environ 15 %). Elle passe la barrière hémato-encéphalique grâce à sa ressemblance à l’adénosine. Sa concentration dans le liquide céphalo-rachidien est égale à celle du plasma.

Le passage dans le lait maternel est également important, la concentration vaut 50 % de la concentration plasmatique de la mère. Chez l’adulte, la caféine est presque complètement métabolisée au niveau hépatique .

La caféine ne peut être détectée dans l’organisme après plus de 24h après la dernière prise de caféine, que ce soit par analyse globulaire du sang ou par examen chimique de l’urine.


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On trouve de la caféine dans le café, le thé, les boissons de type cola, le chocolat et dans divers médicaments.


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Historique:

C’est en Ethiopie que l’on retrouve les plus anciennes traces de culture du café et de sa consommation. En 1720 le caféier est planté par la France en Martinique. Grâce à ces plantations, elle est en 1775 le 1er producteur de café. La caféine, anciennement appellée guaranine, a été découverte en 1819 par Ruge et décrite en 1821 par Pelletier et Robiquet. La théine, découverte en 1827 par Oudry, a été démontrée, en 1838 , identique à la caféine.A partir des Antilles la culture du café se propage en Amérique centrale et du sud où le Brésil devient 1er producteur mondial à la fin du XIXème siècle, époque où le café sera introduit dans toutes les régions tropicales.

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Les Phénotypes

L’effet stimulant du café lui vient en grande partie de son action sur nos récepteurs membranaires à l’adénosine. L’adénosine de formule est un neuromodulateur du système nerveux central qui possède des récepteurs spécifiques. Quand l’adénosine se fixe sur ses récepteurs, l’activité nerveuse est ralenti.

Or, la la caféine de formule C8H10N4O2 est un antagoniste des récepteurs à l’adénosine. Cela veut dire qu’elle se fixe sur les mêmes récepteurs, mais sans réduire l’activité neuronale. Il y a donc moins de récepteurs de disponibles pour le frein naturel qu’est l’adénosine, ce qui mène à une activation des neurones (voir animation).

L’activation de plusieurs circuits neuronaux par la caféine va aussi amener l’hypophyse à relâcher des hormones qui vont faire produire davantage d’adrénaline aux glandes surrénales.

Enfin, comme la plupart des drogues, la caféine augmente la production de dopamine dans les circuits du plaisir, ce qui contribue à entretenir la dépendance à cette drogue.

En cas d’exercice musculaire, la caféine favorise l’utilisation des acides gras, ce qui permet d’économiser les réserves musculaires de glycogène, et donc de ralentir l’apparition de la fatigue.

Le café stimule la sécrétion de salive, la sécrétion acide de l’estomac et le transit intestinal.
Chez les femmes enceintes 1 ou 2 tasses de café par jour sont sans danger, mais le foetus élimine très lentement la caféine et au-delà de 5 tasses, les risques d’avortement seraient multipliés par deux.

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La caféine vient se fixer sur le même récépteur que celui de l’adénosine. Pour la réaction avec l’adénosine, on remarque la diminution de l’excitabilité des neurones, de la vigilance, mais aussi de la motricité. Au contraire, lorsque la réaction s’effectue avec la caféine, il se produit des effets inverses.

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  • Un nucléoside est une molécule composée d’un pentose (ß-D-ribose ou 2-désoxy-ß-D-ribose) lié par une liaison N-osidique à une base azotée.
  • Les nucléotides sont des esters phosphoriques des nucléosides.

  • Les autres ribonucléosides sont : la guanosine, la cytidine et l’uridine.

  • La demi-vie de la caféine est le temps qu’ emploie notre organisme à éliminer la moitié de la substance, temps pendant lequel celui-ci subit les effets de la caféine. Lors de l’absorption de caféine, celle-ci parvient au cerveau dès 5 minutes après son ingestion. La demi-vie du café est d’environ 4 à 6h, mais elle est moindre chez les fumeurs et supérieure chez les patients souffrant de maladies chroniques du rein, lors d’une grossesse et en cas d’utilisation de contraceptifs oraux.

    Les effets produits par la caféine sont dus au blocage d’un récepteur particulier de l’adénosine, neurotransmetteur inhibiteur. La caféine a des effets sur différents organes du corps humain:

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    Effets positifs :

    -Au niveau des poumons:

    A dose faible à modérée (jusqu’à 4 tasses de café/jour), on peut observé une dilatation des bronches (utilisée dans des médicaments contre l’asthme).

    -Au niveau du cerveau:

    A dose faible à modérée (jusqu’à 4 tasses de café/jour): la caféine contracte les vaisseaux sanguins, d’où ses propriétés d’anti-migraineux. Elle stimule également le travail intellectuel, favorise l’éveil et stimule la vigilance mais provoque des effets contraires au niveau de la coordination musculaire. De plus, associée à certains analgésiques, elle augmente leur pouvoir anti-douleur. De plus elle est analgésique (diminue la douleur), en particulier associé à certaines molécules comme le paracétamol ou l’aspirine.

    -Au niveau de l’appareil digestif:

    A dose faible à modérée(jusqu’à 4 tasses de café/jour), la caféine facilite la digestion en stimulant la sécrétion de la salive, la sécrétion de bile par vésicule biliaire, la sécrétion de suc pancréatique et la sécrétion acide de l’estomac (suc gastrique)

    -Divers :

    Des étude démontrerai également que l’apport de caféine par le café pourrait diminuer le risque de contracter la maladie de parkison

    En cas d’exercice musculaire, la caféine favorise l’utilisation des acides gras, ce qui permet d’économiser les réserves musculaires de glycogène, et donc de ralentir l’apparition de la fatigue.

    elle améliore la vigilance (surtout nocturne), la coordination des mouvements simples, l’endurance, la rapidité de l’accès aux connaissances mémorisées;
    elle augmente le délai d’endormissement, rend le sommeil moins profond et abaisse le seuil de réveil (ce qui peut être pratique pour certain métier comme chauffeur routier)

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    Effets négatif :

    -Au niveau du cerveau:

    Une surconsommation régulière entraîne des inconvénients. On note, parmi les signes évocateurs de la caféinomanie :
    la nervosité, l’anxiété, l’irritabilité, des tremblements, troubles sensoriels, l’accélération du cours de la pensée ou du débit verbal, des périodes d’infatigabilité.

    La consommation continue de caféine finit par faire apparaître une pharmacodépendance liée à l’excès de récepteurs à l’adénosine et au manque de récepteurs à la dopamine . Lors du sevrage, le corps devient hyper-sensible à l’adénosine, ce qui fait augmenter la pression artériel de façon dramatique et peut générer de très forts maux de tête et d’autres symptômes comme la bradycardie (rythme cardiaque trop faible); le manque de dopamine peut générer un était dépressif et une nette diminution des performances cérébrales, c’est pourquoi on recommande toujours un sevrage progressif étalé sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cependant, contrairement à d’autres stimulants du système nerveux central, la caféine n’agit pas directement sur le noyai accubens, responsable de l’addiction psychologique.

    -Au niveau du coeur:

    A dose élevée (plus de 5 tasses de café/jour), la caféine augmente la fréquence cardiaque et provoque parfois une hypertension transitoire. Elle provoque des insomnies et des troubles anxieux (nervosité, tremblement).

    -Au niveau des reins et de la vessie:

    A dose faible à modérée (jusqu’à 4 tasses de café/jour), la caféine à des propriétés diurétiques (augmentation du besoin d’uriner). A dose élevée(plus de 5 tasses /jour), elle provoque parfois des brûlures d’estomac.il est donc déconseillé en cas de pathologie oeso-gastrique (reflux gastro-oesophagien, ulcère gastrique ou duodénal).

    -Sur le sommeil :

    La caféine provoque d’importants effets sur le sommeil. En effet, l’ingestion de caféine 30 a 60 minutes avant le coucher allonge la latence d’endormissement, raccourcit le temps de sommeil total et donne une mauvaise impression sur la qualité du sommeil. L’intensité et la durée de ses effets varient cependant selon les sujets, en fonction de leur capacité d’élimination plus ou moins rapide de la caféine. Chez les buveurs chroniques de café, les effets sur le sommeil peuvent disparaître avec le temps.


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    Conclusion :

    Nous nous sommes posés la question de savoir si la caféine devait être placer dans les substances à risques ou bénéfiques. Mais celle-ci peu être placer dans les deux catégories à la fois car ses effets dépendent du dosage. En effet à fortes doses, les effets sont très néfastes comme la nervosité, l’anxiété, l’irritabilité, des tremblements etc… Elle peut aussi, si cette surconsommation est trop régulière, entraîner une sorte de dépendance qu’il est difficile de sevrer.

    Alors qu’à faible dose, ses effets peuvent être bénéfiques comme stimuler le travail intellectuel, favoriser l’éveil et stimuler la vigilance ou encore son effet anti-migraine. De plus la caféine est utilisée dans de nombreux médicaments notamment contre l’asthme.

    Donc comme la plupart des bonnes choses il faut en prendre avec modération.

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    21 juin, 2008 à 18:12


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